
♦ Académie Kura Akumu ♦ Kura-Akumu est, en apparence, un hôpital psychiatrique pour les jeunes. Mais ce n'est qu'une apparence. Sous la surface se cache un refuge pour des cas particuliers... Des humains possédant des dons. |
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| | Déambulations tardives [PV - Amber] | |
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Akira Kaido .:|~ Furuki - Section Kowai - Classe A ~|:.

Messages: 19 Date d'inscription: 15/12/2010 Âge: 20 Âge du Personnage: 15 ans Numéro de Chambre: .~* 203 *~. Section: Kowai Classe: A Rang: Furuki Années d'ancienneté: 3 ans
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 | Sujet: Déambulations tardives [PV - Amber] Lun 17 Jan 2011 - 1:43 | |
| [HRP; Je m‘excuse, je suis franchement pas convaincu du post, mais j‘en avais marre de te faire attendre.]Vide. C’est sans doute le meilleur mot auquel il arrivait à penser en cet instant pour décrire les longs couloirs qui semblaient presque s’étendre devant lui à perte de vue; vide et, non sans réelle surprise, silencieux. Probablement parce que la plus grande majorité des étudiants se trouvaient dans leur chambre. Ou ailleurs; il n’en avait, au final, rien à faire, même si l’heure un rien avancée de la journée rendait cette absence de population un rien étrange, étant donné que la fin des cours avait sonnée depuis un bon moment déjà. Mais encore, ce n’était pas comme s’il était particulièrement familier avec cette section précise de l’académie, n‘ayant jamais vraiment pris la peine de s’aventurer dans les quartiers des Tagatais, malgré les années qu’il avait passé au sein de cet endroit. À perdre son temps, peut-être? Qui sait...
Laissant échapper un soupir tout juste perceptible, Akira leva légèrement les yeux, fixant un court instant les lumières qui éclairaient le couloir d’un air que plusieurs auraient presque pu trouvé intéressé, ces dernières donnant à sa peau un teint peut-être encore plus blafard qu’à l’habitude. Il s’ennuyait, étrangement. Quoi que l’ennui en soi n’était peut-être pas si étonnant que cela; c’était sans doute le fait que ce dernier ait été suffisamment fort pour le faire sortir de son dortoir en quête d’un semblant de distraction quelconque qui donnait au tout un caractère inhabituel. Même si, au final, le tout semblait voué à l’échec. Mais enfin, qui vivra verra...
Puis, détournant ses yeux gris, métalliques des néons qui allaient probablement finir par l’aveugler s’il n’y prenait pas garde, il se remit à marcher, le bruit léger de ses pas brisant le silence qui s’était installé, presque comme pour témoigner qu’il y avait bien quelqu’un dans les parages. Sa main posée sur le mur - à droite, toujours -, la laissant glisser contre celui-ci lentement, sentant sous ses doigts la froideur de la paroi, et toutes les aspérités la composant, il ne faisait, au final, qu’avancer sans réel autre but que de tenter de passer le temps. Loin de tous, loin des autres. Parce que, après tout, il ne voulait pas les croiser; un rien asocial comme pensée diront certains, mais cela n’en restait pas moins vrai. Ils étaient bruyant, se bousculaient souvent sans raison, et étaient la plupart du temps terriblement agaçants. Un peu comme s’ils ne savaient jamais quand ils feraient mieux de cesser de parler. ‘’Au moins, il n’y a personne, ici...’’ songea-t-il distraitement.
Un mur. La fin du couloir, suivit d’un autre. Il ferait peut-être mieux de partir; il n’était pas à sa place, ici. Comme nul part ailleurs, aussi, peut-être. Et s’il s’attardait trop, il risquait de finir par rencontrer quelqu’un; cette seule pensée lui laissait comme un sentiment de malaise au creux de la poitrine. Une autre fois, peut-être, mais pas aujourd’hui. Cessant de bouger, il tourna légèrement la tête sur la droite; personne là bas non plus. ‘Tant mieux...’’ se dit l’adolescent en fixant le vide devant lui; pour peu, on aurait presque pu croire qu’il n’était pas vivant, si ce n’était du fait qu’il respirait.
-Qu’une perte de temps... murmura Akira pour lui-même d’un ton léger, mais qui transpirait toutefois l’ennui.
Oui, vraiment. Il ferait mieux de retourner à son dortoir; peut-être n’allait-il rien avoir de plus à y faire, mais au moins, il ne risquait pas de tomber par hasard sur de la compagnie indésirable. Penchant légèrement la tête sur le côté, sa main droite glissa doucement le long du mur jusqu’à ce que ses doigts cesse d’être en contact avec ce dernier, il finit par l’enfouir dans la poche de la veste qu’il portait; noire, comme le reste de ses vêtements. Il s’était empressé de quitter l’uniforme de l’école dès que les cours s’étaient terminés. Parce qu’il ne l’aimait pas, tout simplement. Puis, levant légèrement son autre main devant lui, ses manches trop longues glissant presque jusqu’au bout de ses ongles, il s’apprêta à créer un portail pour retourner à sa chambre; c’était, après tout, bien plus rapide que de marcher jusque là. Et bien plus sûr, aussi; il ne risquait pas de croiser qui que ce soit, de cette manière. Bougeant légèrement le poignet, il fut soudainement, presque brutalement même, arrêté dans son geste.
Un bruit, derrière lui. Quelque chose, dans son dos, approchait. Quelque chose, ou plus probablement quelqu’un. Sans doute que le premier réflexe de la plupart des gens aurait été de se retourner; il baissa simplement la main, sentant malgré lui son malaise le reprendre avec plus d’intensité qu’auparavant, restant aussi immobile qu’une statue. Avec de la chance, l’autre ne ferait que passer son chemin sans lui accorder plus d’attention d’un simple regard rapide. ‘’Ah... Avec de la chance...’’ murmura-t-il intérieurement, amer. Mais en attendait, il allait tout simplement se contenter de l’ignorer, faire comme si l’autre personne n’existait tout simplement pas, comme à l’habitude. Parce que c’était plus facile comme ça.
Dernière édition par Akira Kaido le Mar 25 Jan 2011 - 2:34, édité 1 fois |
|  | | Amber .:|~ Taiki - Section Tsuyoi - Classe C ~|:.

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 | Sujet: Re: Déambulations tardives [PV - Amber] Mar 18 Jan 2011 - 11:05 | |
| Gris et blanc. Voilà ce que permettaient les deux yeux d’une jeune fille de voir. Deux couleurs. Une qu’elle appréciait, et qui représentait la couleur de ses yeux ; gris. Une autre, trop pure à son goût, signifiant la paix aux yeux du monde, et l’amertume aux yeux de l’adolescente; blanc. Les murs de l’établissement étaient tous, ou la majorité, peint de ces deux couleurs. Quatrième étage, la section Tagatai; ce n’était pas la section de la jeune fille, mais elle en avait marre de longer toujours les mêmes couloirs; quoique tous se ressemblaient. L’ennuie. C’était la raison de sa venue ici, dans ces couloirs aussi sinistres les uns que les autres, éclairés par de faibles nuances blanchâtres. Elle aurait pu rester, tout simplement, dans son dortoir, attendant que la lune fasse son apparition après que le soleil eu tirer sa révérence. Mais, elle voulait se dégourdir les jambes, et gravir quelques escaliers et longer des couloirs devraient suffire. Là encore, au lieu de faire comme à son habitude; sortir hors de l’académie, elle avait préféré rester au sein de l’établissement.
Nulle part. Ces deux mots suffisent à montrer la destination d’Amber. Elle laissait ses jambes la guider, ne prêtant pas attention au silence pesant qui submergeait les couloirs. Seul le bruit de ses pas lui permettaient de ne pas oublier où elle était. Elle s’arrêta pourtant, un instant, pour pousser un long soupir. Elle pencha la tête à gauche; tic qu’elle avait quand elle réfléchissait. Réfléchir. Peut être bien, mais à quoi ? A rien, tout simplement. Elle était ailleurs, son mental l’avait quitté, elle avait comme dirait, changer de monde. Elle ne clignait plus des yeux. Elle était dans un état second; qu’elle quitta bien vite en basculant sa tête en arrière; sa capuche tomba, par conséquent. Elle ne la remit d’ailleurs pas. Elle n’en avait que faire. Personne. Ce fut là, son espérance. Qu’elle soit seule, qu’il n’y est personne. Elle n’a jamais aimé parler et encore moins pour ne rien dire. Ces derniers temps, surtout, elle s’était beaucoup renfermée sur elle-même. Elle passait devant les gens qu’elle connaissait de vue ou un peu plus, sans leur accorder d’importance, sans daigner les regarder. Telle une ombre, elle errait. Elle ne mangeait presque rien, se couchait tard ou attendait le lever du soleil, n’allait plus en cours, ne côtoyait personne. Rien. Silence. Elle n’en serait gère déçue. Elle pouvait d’adapter à toutes les situations, mais elle avait quand même une préférence pour le silence et le calme. Ses ballerines, frappant le sol; ce qu’il lui permit de marcher, et sa respiration régulière l’énervèrent. Si elle pouvait, elle stopperai sa respiration. Ce qu’elle fit, mais pour courte durée, malheureusement. En revanche, ses bruits de pas, elle pouvait les stopper. En s’arrêtant; ou plus précisément, en s’asseyant, car elle en voulait pas rester debout, comme une bougie en plein centre du couloir. Pas de bancs, cependant, en vue; ou du moins pas pour le moment. Il n’y avait pas d’autres solutions, soit elle regagnait son éternel dortoir, soit elle continuait de marcher. La deuxième solution fut favorable, et c’est ce qu’il en fut.
Elle continua ainsi donc sa marche, et vit à quelques mètres de là, un banc. Gris. Plus loin, un mur. Devant ce mur, une silhouette. Amber ne put s’empêcher de lâcher un deuxième soupir en constatant que cette silhouette avérée être vivante. Elle ne remit pas sa capuche, et pencha la tête à gauche; un garçon, assez petite pour un garçon qui semblait avoir atteint l'âge de majorité à première vue, cheveux blancs, vêtu de noir et son bras levée devant son torse, comme s’il s’apprêtait à faire quelque chose. Il semblait avoir entendu la rousse venir, il avait laissé tomber son bras le long de son corps, mais ne se retourna pas; ce qui valut à la jeune adolescente une petite pincée de joie. Quoiqu’il en soit, elle n’allait pas pour autant, changer ses intentions à cause de lui. Elle continua de marcher en sa direction et s’arrêta, une fois arrivée près du banc. Elle s’y installa en silence, remonta ses jambes à sa poitrine et les entoura de ses bras. La tête posée sur ses deux avant-bras. Elle ignora tout bonnement, l’inconnu. Elle n’allait ni engager la conversation, ni même lui adresser un deuxième regard. Les deux personnages ici présents, semblaient tout deux de nature solitaire; tous deux s‘ignorèrent, tous deux se turent.
Un long et paisible silence s’installa. Des bruits de pas se firent entendre, Amber ne releva pas pour autant la tête. Elle sut, par déduction, que c’était le jeune adolescent qui se déplaçait; à moins que ce ne fût que son imagination. Elle fut, malheureusement, contrainte à relever la tête pour pousser une mèche rousse venue lui barrer la vue; ou plutôt parce qu’elle sentait quelques chose sur ses yeux. Elle rebaissa rapidement la tête; elle n’eut pas le temps de confirmer ou pas l’hypothèse de tout à l’heure. Elle ne savait donc pas, si le jeune homme s’était déplacé. D’ailleurs, peu importait. |
|  | | Akira Kaido .:|~ Furuki - Section Kowai - Classe A ~|:.

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 | Sujet: Re: Déambulations tardives [PV - Amber] Mar 25 Jan 2011 - 2:44 | |
| [HRP; Pardon, je me suis pas relu - il est vraiment tard, et je dois vraiment me coucher là - alors il doit y avoir pleeeeeins de fautes.]
Dans un souffle, Akira sentit une partie de la tension qui l'habitait le quitter, mais sans disparaître tout à fait. Peu importe qui était la personne qui s'était engagée dans ce couloir, elle n'avait pas décidé de s'approcher de lui. Toutefois, il se figea presque aussitôt encore plus qu'il ne l'était déjà, comme si son immobilité du moment n'était pas encore suffisante; il avait bel et bien entendu des bruits de pas se rapprocher. Puis cesser, tout simplement. L'inconnu n'avait pas fait demi tour, il s'en serait rendu compte, et aucun son trahissant une porte que l'on ouvre n'avait été entendu; cela ne pouvait signifier qu'une seule chose. L'autre était encore là, quelque part dans ce couloir. Et cette pensée à elle seule lui donnait l'impression qu'une pierre s'était soudainement logée dans son estomac. Où était donc l'autre? Et pourquoi ne s'en était-il pas allé? Tant de question dont-il n'était pas certain de vouloir connaître la réponse.
Et sans qu’il ne sache pourquoi, son regard fut inexorablement attiré vers l’autre bout du couloir, sa tête pivotant tout juste pour être capable d’apercevoir une silhouette seule, assise sur un banc à plusieurs mètres de lui. ‘’Je ne dois pas rester ici...’’ songea l’adolescent, détournant aussitôt le regard en se raidissant, croisant les bras contre sa poitrine dans une attitude défensive. Puis, comme s’il avait besoin d’agrandir la distance physique qui les séparait, il s’éloigna de quelques pas, avant de s’arrêter brutalement, silencieusement. Soudainement, l’idée de disparaître, de s’en aller dans sa chambre où il ne serait peut-être, malheureusement, pas seul, lui sembla moins attrayante. Après tout, ne dit-on pas qu’une fois n’est pas coutume?
Et il fit alors quelque chose d’étrange, quelque chose d’inhabituel. D’un peu fou, aussi, peut-être? Mais ne l’était-il pas lui-même, de toute façon, à sa manière? Levant vaguement une main fine, pâle devant sa silhouette semblant presque drapée de noir, plus par habitude que par réel besoin de la chose, bougeant légèrement les doigts de façon presque imperceptible, il ouvrit un portail devant lui, tellement proche qu’il aurait pu l’effleurer du bout des doigts si ce dernier n’avait pas été immatériel. Puis, le franchissant d’un pas léger, il disparut le temps d’une fraction de seconde, d’un battement de paupière pour réapparaître presque sans bruit à un peu plus d’un mètre de l’inconnue - une jeune fille, apparemment -; seul le son de la semelle de sa chaussure rencontrant le sol un rien délavé brisa le silence, qui semblait quasi immuable, de l’endroit. Ça, et les battements frénétiques de son coeur qui s’étaient accélérés bien malgré lui à cause de la proximité dérangeante d’un autre être humain. Il lui semblait, en cet instant, que le bruit sourd de son rythme cardiaque qui lui battait aux tempes devait probablement assourdir la jeune fille autant que lui-même; simple méconception de sa part, assurément, mais il n’y pouvait rien.
-Mhh... laissa-t-il échapper sur un ton ni vraiment murmuré, ni vraiment chantonné, d’une note semblant presque vide.
La fixant d’un regard orageux, froid, semblant même dénudé de vie pour plusieurs, il la détailla rapidement du regard, la tête légèrement penchée sur le côté; il ne prit pas la peine de l’observer de la tête aux pieds, comme la plupart des autres font par réflexe. Pourquoi faire, de toute façon? Jeune, peut-être du même âge que lui, ou sinon à peine moins - 14 ans? 15, peut-être? -, ses cheveux étaient aussi flamboyants que les siens étaient pâles, délavés. Une cape sombre, posée sur ses épaules malgré le fait qu‘ils se trouvaient à l‘intérieur; étrange caprice, ou simple habitude? Elle semblait plus grande que lui - mais bien franchement, qui ne l’était pas? - mais il aurait été bien en peine de le dire vu sa position assise, et l’observation plus que sommaire qu’il en avait fait d'elle. Et, par dessus tout, il n’avait aucun souvenir de l’avoir déjà entraperçue ici.
Son malaise le reprit, en même temps que la réalité sembla reprendre le dessus sur son être sans que son expression ne change vraiment. Qu’était-il en train de faire? Il ferait mieux de partir avant qu’elle ne prenne la peine de considérer sa présence, s’en aller avant qu’elle ne décide de, peut-être, réagir au fait qu’il se trouvait devant elle. Pourquoi faisait-il cela? Une manière de briser son ennui à l’aide d’un semblant de curiosité malsaine?
Mécaniquement, nerveusement, presque convulsivement même, il porta une main à la chaîne qui pendait à son cou, se saisissant de l’anneau argenté qui était accroché à son extrémité, tournant la bague sur elle-même entre son pouce et son index. Un, deux, trois. ‘’Je devrais partir...’’ songea Akira, faisant involontairement un pas en arrière, sa respiration s’accélérant légèrement. ‘’Qu’est-ce que je fais? Je ne devrais pas rester là...’’ Ses yeux pâles fixés sur la jeune fille, il ne semblait plus la voir. Un, deux, trois. Puis, d’une voix douce, androgyne peut-être, même, il ne pu s’empêcher de murmurer;
-Toi...
’’Oui, toi, qu‘est-ce que tu fais ici...?’’ Il n’était pas réellement intéressé en la chose elle-même; disons plutôt qu’il s’agissait de demander - de se demander - pour quelle raison elle se trouvait en cet endroit en même temps que lui. Comme si elle n’en avait pas le droit; égoïsme de sa part? Peut-être. Sans doute, même. Un, deux, trois.
-Qui...? murmura l’adolescent de la même voix, légère et pourtant dépourvue d’émotions.
Oui, qui avait réussi à retenir son attention? Oh, pas tant à cause d’elle-même - il n’en avait rien à faire de cette adolescente inconnue -, mais plutôt à cause de la situation entourant cette... rencontre? Qui était-elle pour être venue ici sans un mot, et être restée? Pourquoi ici, alors qu’il y avait tant d’autres endroits, avec ou sans autres étudiants, mais à tout le moins sans lui? ‘’Oh, et puis, après tout... Cela...’’
-...importe peu... termina Akira à mi-voix, dans un souffle.
Un, deux, trois. S'en aller. Il devrait s'en aller, réellement cette fois. De toute manière, que pourrait-il tirer de cette rencontre? Pas que de bonnes choses, assurément; qu'une perte de temps, d'énergie, aussi, peut-être? Non, ce n'était pas comme s'il y avait la moindre pertinence dans cette chose. Et pourtant...
Oui, et pourtant... C’était presque comme s’il n’arrivait pas à trouver la force, la motivation pour partir. |
|  | | Amber .:|~ Taiki - Section Tsuyoi - Classe C ~|:.

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 | Sujet: Re: Déambulations tardives [PV - Amber] Ven 4 Fév 2011 - 8:47 | |
| L’inconnu se tenait maintenant près d’Amber, tour près, trop près au fait. Amber ne l’avait pas entendu se déplaçait mais elle réussit à capter le bruit de son pas. Ce fut peut être un pas en arrière, elle n’en savait rien; elle avait toujours la tête posée sur ses deux avant-bras et elle ne la relèvera pas pour le voir, ce n’était pas ses affaires, s’il voulait partir, qu’il le fasse, s’il voulait rester, qu’il reste, tant qu’il ne demandait rien à la jeune fille, il faisait ce que bon lui semblait. Quoique, Amber pensa qu’il voulait que ce soit elle qui quitte les lieux.
Pourquoi ne partait-il pas ? Il se tenait toujours aussi près de la rousse et ne bougeait plus. Amber n’espérait plus qu’une chose à ce moment là, c’est que l’adolescent ne lui accorde pas la moindre importance et qu’il continue sa route comme s’il ne l’avait jamais rencontré. La jeune fille commençait peu à peu à s’énerver et sa respiration accéléra. Les battements de son cœur furent si forts qu’elle crut que l’inconnu l’avait entendu, et cela faisait la plupart des temps apparaître quelques signes du don de l’adolescente; ses yeux prirent alors, une teinte noire. Elle ne releva pas al tête et commença à respirer plus rapidement, elle amena une de ses mains à son cœur et calqua sa respiration aux battements de son cœur qui commençaient; chose qu’elle avait prit l’habitude de faire depuis qu’elle avait apprit qu’elle pouvait avoir des pulsions à n’importe quel moment. Et cette technique s’avéra efficace, car les battements de son cœur diminuèrent et reprirent un rythme plus ou moins normal.
Mh, toi, qui, importe peu. C’est tout ce qu’elle entendit de la part du jeune inconnu, et elle ne comprit pas. Elle releva cependant la tête et ouvrir ses yeux qui avaient retrouvés leur couleur naturelle; métallique. A ce moment précis, elle vit le visage du jeune homme. Il était drôlement petit de taille ! Mais cela n’intéressait pas Amber, elle s’attarda sur son visage. Il était bizarrement…Pâle comme un linge propre, couleur qu’elle n’aimait pas…Le blanc.
Le blanc. Amber détestait cette couleur, la pureté disait-on ? La rousse ne voyait dans cette couleur qu’un tissu de mensonge. Elle ne réussit malheureuses pas à cacher le sentiment qu’elle ressentait à ce moment là; du mépris. La raison qui la poussait à ressentir ça alors qu’elle se tenait devant un parfait inconnu, elle n’en savait rien. C’était ainsi, un point c’est tout. Des souvenirs, trop de mauvais souvenirs attachés à cette couleur. Des souvenirs qu’elle aurait aimé oublier, mais qu’elle n’oubliera jamais. Le blanc pour elle, signifiait la mort. Oui, la mort de ses parents. Elle secoua vivement la tête et chassa par ce geste ces souvenirs.
Elle se leva, peut être par respect au jeune homme et pencha la tête à gauche, elle ne le dévisagea pas, non, elle se contenta de le fixer avec une façon de voir à travers lui, c’était comme si la personne regardée n’existait pas aux yeux de la rousse, et peut être que c’était le cas; elle ne le connaissait pas, il n’avait aucune importance à ses yeux.
Elle repassa les paroles que lui avaient dit le jeune adolescent plus tôt, et fit une moue bizarre. Elle devait répondre, quoique ce que disait cet inconnu n’était pas compréhensible. Il semblait mal à l’aise à la vue de la rousse; ça ne se voyait pas, mais Amber le sentait bien. Ce qu’elle ne comprit pas, c’est que l’inconnu ne faisait rien pour partir, ou ne pouvait tout simplement pas.
Quelques temps auparavant, il avait amené sa main à la bague qui est attaché à une chaîne d’argent qui entourait son cou, il la faisait tourner entre son pouce et son index. Cela rappelait vaguement quelque chose à l’adolescente, c’était tout bêtement ce qu’elle faisait quand elle était perdue. Elle aussi jouait beaucoup avec le pendentif qui pendait à sa chaîne d’or autour de son coup.
Revenant à son intention première, elle entreprit d’ouvrir la bouche et un son sortit enfin de sa bouche :
-Pour tuer le temps… Elle accompagna ces quatre mots d’un haussement d’épaules.
Elle ne savait pas s’il avait compris, mais elle, avait bien compris le sens de sa phrase, qui autrement formulé voulait dire « T’es qui, qu’est ce que tu fais là, et puis, peu importe. » Assez louche ce jeune homme, mais ce n’est pas comme si, elle ne l’était pas elle-même, alors elle s’en fichait un peu. Donc, normalement, les paroles qu’elle avait prononcé peu de temps avant, répondaient à la deuxième question du jeune homme, mais pas à la première. Elle ne voulait pas dévoiler son identité, elle ne le connaissait pas et ne lui faisait pas confiance; comme à tout le monde dans cet établissement. Elle resta assise et reposa délicatement sa tête sur ses genoux
L’ennui recommença à envahir l’esprit de la jeune rousse, et le dégoût de cet atmosphère la recouvra de son sombre voile. C’est vrai que le silence régnait, mais il y avait ce garçon… Oui, ce jeune homme, qui pourtant ne semblait qu’espérait le départ d’Amber, mais qu’il ne faisait rien pour s’en éloigner; et ce sentiment fut réciproque. Elle voulait qu’il parte, mais elle ne voulait pas parler, car être impolis lui importait peu. Elle resta ainsi, et attendit une réaction de l’inconnu. Soit il allait partir tout bonnement, soit il aller rester, ou alors il demanderait avec un effort sur-humai; vu qu’il ne semblait pas bavard; à Amber de s’en aller.
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